1952 ZENITH CHEMINOT CHEMINS DE FER TURC DEVLET DEMIR YOLLARI GRAND PRIX PARIS

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Description

ZENITH, LE LOCLE, DEPUIS 1865

Enracinées dans une longue tradition, les montres Zenith racontent une aventure humaine et technique exemplaire.

Lorsqu’en 1705, Daniel Jeanrichard installe un atelier au Locle, il n’a pas conscience de donner naissance à un des hauts lieux de l’horlogerie Suisse de Précision. Zenith s’est bâtie sur l’œuvre d’un pionnier. En créant sa propre manufacture en 1865, Georges FAVRE-JACOT a mis toute son énergie à promouvoir une horlogerie nouvelle, née de la rencontre d’un artisanat raffiné, avec l’efficacité industrielle. Il est l’un des premiers à comprendre l’importance de l’interchangeabilité des pièces pour rationaliser la production et ainsi améliorer la précision et la fiabilité des montres mécaniques. Des générations d’horlogers, de chronométriers, d’ingénieurs ont ouvert les marchés du monde à des produits prestigieux : montres de poche ouvragées, chronographes, chronomètres de marine, montres à quartz au design racé… Il regroupe l’ensemble des métiers et des savoir-faire qui compose l’horlogerie.

Ainsi est née une des toutes premières manufactures Suisses. Par ses nombreuses innovations, Zenith a toujours contribué au développement de la haute horlogerie Suisse.

Aujourd’hui, à l’heure de l’électronique, les hommes de Zenith cultivent avec passion les valeurs qui ont fait de leur entreprise un haut lieu de la créativité horlogère suisse. Zenith a jalonné son histoire de plus de 1500 victoires : premiers prix d’Observatoire, records de précision, oscars, médailles. Une consécration internationale, un palmarès inégalé, récompense d’une quête passionnée de perfection technique et esthétique.

MONTRE DE COLLECTION !!!

De tout le domaine horloger, la montre ancienne est certainement l’objet le plus collectionné. Les premières montres portables datent du début du XVIe siècle, quand les artisans horlogers se mirent à réaliser des réductions d’horloges de table, devenues transportables grâce à l’invention du ressort. Certains historiens pensent que le besoin d’une horloge mobile venait des riches marchands de la Renaissance. Ils avaient à connaître l’heure dans leur « voiture » qui leur tenait lieu de bureau. La montre de carrosse naquit de ce besoin. La montre pendentif, puis la montre de poche n’en seraient que la réduction.

Les premières montres sont rarement signées. Ce n’est qu’en fin du XVIIe siècle qu’apparaissent quelques mouvements signés (sur les montres de grands horlogers du type Breguet, Leroy, Patek Philippe…). Au fil du XVIIIe siècle on trouve de plus en plus fréquemment une signature sur le cadran et sur le mouvement. Au XIXe on la trouve parfois sur le boîtier ou sur le couvercle intérieur. La signature de la montre est aujourd’hui un important critère pour le collectionneur car elle permet de situer précisément l’époque, le contexte et le lieu, car on dispose d’un nombre étonnant de renseignements sur certains horlogers.

LES CHEMINS DE FER

Les chemins de fers sont évidemment un facteur de développement particulièrement privilégié par les marques qui tenteront de décrocher le maximum de marchés tant la notoriété qu’elles en tirerons aura des conséquences sur les ventes des montres distribuées dans les circuits commerciaux. Le chemin de fer comme nouveau moyen de transport a également influencé la conception des montres : les horaires de train exigeaient une heure unitaire. Avec l’extension des chemins de fer, une grande partie de la population constatait à regret que presque chaque lieu avait sa propre heure solaire qui différait selon la longitude géographique. Les premiers voyageurs en train étaient désemparés : comment devaient-ils régler leur montre dans un train en mouvement, selon l’heure locale du lieu de départ ou selon l’heure de la gare d’arrivée ? C’est alors que l’on créa, afin de simplifier la vie des passagers et des employés des chemins de fer, à la fin du 19ème siècle, un temps standard qui en général dépendait du siège de la société de chemin de fer. Ce temps standard s’imposa rapidement dans la vie quotidienne. Ce n’étaient plus les clochers des églises mais les horloges de gares qui servaient à régler les horloges personnelles. Même les horloges des églises se réglaient sur l’heure du Chemin de fer comme si le soleil lui-même avait renoncé. La vie quotidienne avec plusieurs heures légales déchainait l’imagination des horlogers qui créèrent une large gamme de montres permettant d’afficher les différentes heures en vigueurs. C’est pourquoi les montres étaient conçues avec deux affichages du temps ou davantage encore. Dans la pratique néanmoins, ces montres ne surent s’imposer car la lisibilité des cadrans compliqués par rapport aux montres traditionnelles laissait à désirer. C’est pourquoi ces montres très rares sont prisées par les collectionneurs.

LA RÉPUBLIQUE DE TURQUIE

La construction de la première ligne de chemin de fer en Turquie a commencé en 1856, sous l’Empire ottoman, par une compagnie britannique. Par la suite, les Allemands et les Français ont également construit des lignes pour des motifs à la fois économiques et stratégiques, en raison de la position importante de la région dans le commerce entre l’Europe et l’Asie.

Le réseau ferroviaire turc, orchestré par la Türkiye Cumhuriyeti Devlet Demir Yollari (TCDD), est bien plus qu’un simple moyen de transport. C’est une véritable artère vivante qui relie non seulement des villes emblématiques comme Istanbul, Ankara et Izmir, mais qui tisse également des liens culturels et économiques au cœur de ce pays fascinant. Entre les trains à grande vitesse et les célèbres lignes régionales, l’histoire des trains turcs est un voyage en soi, ponctué d’anecdotes captivantes et de rencontres inattendues.

DESCRIPTION et SOUS LE CAPOT

La concurrence entre les grandes manufactures est dans le dernier tiers du 19ème siècle extrêmement sévère. Omega est sur tous les marchés avec une force de frappe commerciale très bien rodée. Longines, davantage sur les marchés d’Amérique du Sud, connaît aussi une progression qui impose à Zenith d’avancer dans la qualité de ses produits et le positionnement des prix sur les marchés. La manufacture de Georges Favre-Jacot présente enfin en 1898 un nouveau calibre qui va pouvoir rivaliser avec les produits phares de la concurrence. Ce dernier, de conception plus moderne s’avère être d’un meilleur rapport car sa fabrication plus économique n’a pas nui à sa fiabilité loin s’en faut et sa conception moderne le rend très compétitif. Il supplante dès les deux dernières années du siècle ses deux rivaux et frères. La production du mouvement est très vite insuffisante pour faire face à la demande du marché.

Boîtier : gravé ZENITH à l’intérieur du couvercle interne et « métal blanc » appelé aussi alfénide. Il s’agit d’un alliage métallique imitant l’argent que les frères Halphen ont fait connaître en 1850. Cette appellation est dérivée du nom des inventeurs Charles Halphen & frères, chimistes et orfèvres français au XIXe siècle et suffixe -ide. Sa composition est : cuivre 59 %, zinc 30 %, nickel 10 %, fer 1 %. Il a été notamment utilisé comme base pour la fabrication de couverts de table et d’autres ustensiles en métal qui étaient traditionnellement fabriqués en étain ou en argent comme les verseuses à café, etc.

Sur le couvercle intérieur il y a gravé « GRAND PRIX PARIS 1900 ». Le Grand Prix de Paris est une distinction prestigieuse décernée aux meilleurs horlogers du monde lors de l’Exposition Universelle de 1900 à Paris. L’exposition était une foire mondiale qui mettait en avant les dernières réalisations en science, technologie, art et culture. Certaines des marques de montres les plus célèbres, comme Omega, Zenith et Longines, ont rivalisé pour l’honneur d’être reconnues comme les meilleures dans leur domaine. Les gagnants du Grand Prix de Paris avaient la possibilité de graver le boîtier de leur montre de poche avec les mots « Grand Prix Paris 1900 » en signe d’excellence et de distinction. Certaines de ces montres de poche sont maintenant très recherchées par les collectionneurs et les passionnés.

Sur l’arrière la superbe gravure d’un train avec le logo des chemins de fer de Turquie et le drapeau Turc.

Époque : le numéro de série du mouvement nous informe sur son année de fabrication, 1952.

Dimensions : 49 mm de large, 67,5 mm à l’extrémité de la bélière (l’anneau) et 16 mm d’épaisseur verre compris.

Cadran : en métal émaillé de couleur blanche avec quelques coups et fêlure sans gravité, ce cadran est réduit à l’essentiel, tout juste ponctué par une petite seconde dans le compteur « en retrait » à 6H, des chiffres Arabes, l’inscription sur 24H au-dessus du chemin de fer, survolés par des aiguilles « poires » en acier bleui. Observez le sublime « chemin de fer » pour le détail les minutes.

Verre : neuf d’époque, minéral (en verre), bombé, biseauté, je l’ai remplacé lors de la révision complète.

Mouvement : il s’agit du calibre ZENITH 18-28-3-P créé en 1905, 18 lignes pour le diamètre, 28 douzième pour la hauteur, et 3 pour Lépine 3 ponts (au lieu de 4 pour certains avec un pont pour la roue d’échappement). Un mouvement mécanique à remontage manuel maison réalisant 18000 alternances/heures, protégé par 15 rubis, un organe régulateur muni d’un spiral Bréguet (voir la photo). Il a subi de nombreuses évolutions et modifications depuis 1905. Calibre très fiable, en parfait état de fonctionnement, contrôlé et révisé par mes soins. Notez que ce sont des frais que vous n’aurez pas à faire sachant qu’une révision complète pour ce genre de montre coûte autour de 190 € chez un horloger, chez Zenith c’est beaucoup plus cher pour le même travail, sans parler du délai…

Observations : Ce garde-temps est la représentation parfaite d’une montre de collection. Elle est métal très solide et date de la première moitié du XXè siècle. Le boîtier est en très bon état pour l’époque, on sent que les « différents locataires » ont apporté la plus grande attention, ils savaient certainement la valeur de l’objet … Il n’y a pas grande chose à dire de plus, les photos traduisent sont état. Tout le monde connaît Zenith et les prix de leurs vieux modèles qui ont atteints des hautes sommes depuis une vingtaine d’années, je ne peux pas vanter la marque, elle n’en a pas besoin… Si … A ce prix, vous n’en trouverez jamais dans cet état.