DÉBUT 80 RARE LUXIA MILITAIRE MRP MONNIN DIVER 20 ATU cal FE 7221 GARANTIE 2 ans 645.00 € Catégorie : Montres de collection Contactez-nous Contactez-nous pour acheter DÉBUT 80 RARE LUXIA MILITAIRE MRP MONNIN DIVER 20 ATU cal FE 7221 GARANTIE 2 ans Votre nom Votre e-mail Votre numéro de téléphone Votre message (facultatif) Description HISTOIRE OUBLIÉE D’UNE PETITE FABRIQUE QUI A MARQUÉ L’HORLOGERIE FRANÇAISE Luxia a été fondée dans la capitale française de l’horlogerie en 1921, à Besançon. Trois hommes se rencontrent, Victor Cramer et Louis Parent sont des fabricants d’horlogerie bisontins, et Joseph Thum-Picard est horloger à Morteau. En 1929 ils sont au 4 faubourg Tarragnoz, c’est à cette adresse, ou à proximité immédiate, que la manufacture exercera pendant encore plus de cinquante ans. C’est en mai 1983, lorsque le quartz Asiatique et autres envahit le marché de l’horlogerie, que la marque va s’éteindre sur quelques mois. C’est la crise du quartz qui emporte Luxia, comme de nombreuses marques dans les années 1980. Luxia a tenu plus d’un demi-siècle, elle disparaît en silence, sans livre écrit sur elle, sans réédition, sans nostalgie médiatique. Cependant pendant toute sa période de gloire, elle a fourni la Marine Nationale en toute discrétion. UTILISÉE PAR LES PATROUILLES DE SECOURS EN MER ET DE SURVEILLANCE DU TERRITOIRE AÉRIEN EN MER Les gravures sur le fond de boîte 00434, avec le numéro 6503 et les inscriptions « ETANCHE 20 ATU » nous prouvent que c’est une montre de professionnel. Pas de nom d’unité gravé, pas de marquage MN, juste ce numéro, discret, presque administratif. Mais ce numéro 00434 parle, des références proches apparaissent dans les extraits du registre d’Yves Pastre qui circulent aujourd’hui parmi les collectionneurs. Ce n’est pas une preuve formelle, mais c’est une cohérence. La chronologie se tient : Luxia est active jusqu’en 1983, la Marine Nationale commande des montres quartz dans les années 1975 à 1982. Ce garde-temps fait partie de modèles produits par la fabrique avant sa disparition. Toulon n’est pas seulement le port militaire principal de la Marine Nationale. C’est le lieu où convergent les approvisionnements, les révisions, les dotations aux unités. L’arsenal, l’école de plongée, les unités de nageurs de combat : autant de corps qui se fournissaient, directement ou indirectement, par les circuits d’approvisionnement de la flotte basés là. À quelques dizaines de mètres de l’entrée principale de la base navale de Toulon, il y avait un atelier d’horlogerie. Des années 1950 aux années 1990, c’est là que la Marine Nationale apportait ses montres pour révision. L’horloger s’appelait Yves Pastre. Il était agréé par la Marine, ce qui signifiait qu’il était le passage obligé de centaines de garde-temps militaires, des ZRC Grands Fonds aux Tudor Submariner, des Omega aux Auricoste, et apparemment aussi des Luxia. Une montre issue de cette base n’est pas une montre qui a simplement été achetée par un militaire. C’est une pièce qui est passée par un processus d’homologation, de dotation, d’inventaire. Elle a porté un numéro dans un registre. Elle a servi. Pastre tenait un registre. La réglementation française imposait aux horlogers et bijoutiers de consigner chaque intervention dans un carnet, afin que l’administration puisse vérifier la traçabilité des objets de valeur en cas de vol. Pastre s’y pliait avec une rigueur qui, cinquante ans plus tard, s’est révélée précieuse pour tout autre chose : l’histoire. Dans ce registre, pour chaque montre, il notait le modèle, le numéro de série, l’unité d’affectation, et les travaux réalisés. Il gravait également ses initiales, YP, à l’intérieur de certains boîtiers, signature discrète d’un passage entre ses mains. Des extraits de ce registre circulent aujourd’hui. Ils constituent l’une des rares sources documentaires fiables sur la provenance des montres militaires françaises de cette période. C’est dans ces extraits que les numéros 510 et 511 apparaissent, dans le même voisinage que le 00434 de cet exemplaire. EN SAVOIR PLUS SUR LA MONTRE DE PLONGÉE : Toute montre portant l’indication montre de plongée subit des tests correspondant, au minimum à des profondeurs de 100 mètres. Et en matière de sécurité, pas question de plaisanter avec les plongeurs professionnels. Donc, pour pouvoir prétendre à cette spécification la montre doit : – Être étanche à 100 mètres minimum. – Être lisible à 30 cm dans le noir absolu : ses chiffres doivent être luminescents. – Être éprouvée, c’est à dire que l’étanchéité de toutes les pièces a été testée en conditions réelles d’utilisation. – Posséder une lunette tournante unidirectionnelle à cliquets, avec une graduation au moins des 15 premières minutes et comportant un point de référence luminescent. – Posséder une aiguille des secondes permettant de constater à tout instant le fonctionnement de la montre. – Être antimagnétique, résistante aux chocs, aux chocs thermiques, aux atmosphères d’hélium. Le contrôle de chaque montre de plongée est ainsi divisé en essai d’homologation et d’épreuves à 100 %. DESCRIPTION ET CARACTÉRISTIQUES TECHNIQUES En plongeant dans le monde des montres étanches, on comprendra qu’elles ne sont pas toutes faites pour prendre l’eau, et peut-être encore moins une douche … Dans le passé, lorsque vous parliez d’eau à un horloger il faisait tout de suite faire une moue de désapprobation. Hans Wilsdorf était un précurseur, l’idée qu’il eut en 1926, de fermer la couronne de remontoir d’une montre par vissage, nous semble aujourd’hui du meilleur bon sens. Avec le recul il est presque possible de dire que le progrès le plus significatif du XXe siècle dans le domaine de l’horlogerie est d’avoir réussi à rendre étanche les boîtes de montres. De nos jours, chaque marque propose dans sa collection au moins un modèle de plongée. Mais attention, il est toujours bon d’avoir à l’esprit qu’une montre étanche doit être rincée à l’eau douce après un séjour en eau de mer, qu’il est préférable de s’assurer avant les vacances de l’étanchéité de sa montre préférée, plutôt que d’avoir à tout faire sécher chez son horloger favori et que la couronne de remontoir vissée n’a d’intérêt que si elle l’est… Boîtier : En acier massif inoxydable avec le fond vissé, étanche 20ATU, lunette tournante uni-directionnelle à cliquets anti retour avec graduation 0/60 pour les temps de plongée, elle se manipule aisément. Notez que la couronne de remontoir est vissée et en parfait état de fonctionnement. MRP SA, fondé par 3 noms, Marchand, Roth et Petignat, a été fondée en 1953 et rachetée par Georges Hauert en 1979. Ce fabricant est spécialisé dans la manufacture de boîtes de montres haut de gamme en acier, titane, tous métaux et compte parmi ses clients les plus grandes marques horlogères mondiales, MRP SA est l’une des plus importantes manufactures de boîtes de montres indépendante de Suisse. Durant les années 1970 et 1980, cette entreprise s’est imposée comme l’un des plus grands spécialistes de la conception de boîtiers étanches haut de gamme pour les montres professionnelles de plongée. M.R.P. SA a notamment collaboré de près avec la maison française G. Monnin, qui produisait les célèbres premières séries de montres de plongée pour Heuer. Dimensions : largeur hors remontoir 39,2 mm (c’est le diamètre de la lunette), longueur du boîtier à l’extrémité des anses 40 mm et épaisseur verre compris 9,5 mm, modèle pour homme. Verre : minéral (en verre), blindé. Cadran : efficace et rapidement lisible, noir, avec des index et aiguilles luminescents (voir la photo dans le noir complet). Le guichet à 3h nous indique la date. Mouvement : calibre FE 7221 (France ébauche). Installée à Besançon et créé en 1920, cette fabrique d’ébauches Française résulte de la cession de la société de Victor Jeambrun à son frère Joseph qui nomme la nouvelle entité : Établissement Joseph Jeambrun Fabrique d’Ébauches. Michel Jeambrun succède à son père et en 1967, Yves Jeambrun créé France Ébauches qui possède à cette époque cinq sous-marques : FEMGA : Fabrique d’ébauches de montres du genevois Annemasse Femand Girardet et fils SA à Morteau Ébauches Cupillard SA à VillersleLac Joseph Jeambrun : fabrique d’ébauches à Maiche Technic Ébauches à Maiche Au milieu des années 80, après avoir racheté la participation de SMH avec l’aide d’Indosuez et de la société de développement régional Centrest, France Ébauches redevient un groupe horloger français dirigé et majoritairement détenu par monsieur Perret. FE est le premier fabricant de mouvements de la CEE, le premier fabricant horloger français et le sixième fabricant mondial de mouvements à quartz analogique. 835 salariés sont répartis dans trois usines en France situées à Valdahon et à Maiche. Au début des années 1980, l’industrie française cherche à prouver sa capacité à maîtriser la technologie du quartz face à la concurrence asiatique. Le FE 7221 naît de cette volonté de proposer une alternative électronique nationale fiable. Heures, minutes, grande seconde au centre, stop seconde en tirant la couronne sur la 3ème position et quantième (date) dans le guichet à 3 H avec correcteur rapide sur la 2ème position de la couronne de remontoir. En parfait état de fonctionnement, contrôlé et révisé par mes soins, batterie neuve. Notez que ce sont des frais que vous n’aurez pas à faire sachant qu’une révision complète pour ce genre de montre coûte autour de 120 € chez un horloger. Bracelet : Neuf, en silicone, consolidé par de grosses coutures, 21 mm de large au niveau de la montre pour un poignet d’une taille maximale de 22 cm. Conclusion : Une montre de collection rare, à vivre à chaque instant, à porter en toute confiance tous les jours. Nait d’un cahier des charges très exigeant, avec un mouvement d’une fiabilité exemplaire largement équivalent aux Suisses, c’est un garde-temps qui ne vous Laissera jamais tomber. Les grandes pièces de la Marine Nationale ont leurs histoires bien documentées. La ZRC Grands Fonds et ses nageurs de combat. La Tudor avec ses gravures MN et ses fonds estampillés. L’Auricoste et ses chronomètres de bord. Ces montres ont leurs livres, leurs extraits de registre, leurs communautés de collectionneurs. Luxia n’a rien de tout cela. Soixante-deux ans de fabrication horlogère bisontine, une liquidation discrète en 1983, et quelques montres militaires qui circulent sans que personne ne sache encore très bien d’où elles viennent. Ce numéro 00434 est peut-être l’un des derniers objets produits par une fabrique française qui n’a pas eu le temps de devenir une légende. Elle a simplement existé, travaillé, et fourni la Marine jusqu’à ce que la crise l’emporte. C’est précisément ce qui en fait un objet de collection singulier : non pas la légende établie, mais la trace fragile d’une marque réelle, dans une ville qui fabriquait des montres depuis deux siècles. Produits similaires Montres de collection1975 ZENITH ACIER AUTOMATIC Cal. 2572PC RÉVISÉE GARANTIE 2 ANS 650.00 € Lire la suite Montres de collectionGROSSE LANCO DIVER PLONGÉE STOCK NEUF 60 NOS CADRAN BLEU MÉTALISÉ 440.00 € Lire la suite Montres de collectionSUBLIME JAEGER LECOULTRE 1958 OR 18 K GARANTIE REMONTAGE MANUEL P800/C TOP ÉTAT 2,200.00 € Lire la suite Montres de collectionLUXUEUSE CARTIER SANTOS RONDE LADY SUPERBE ÉTAT GÉNÉRAL OR ACIER GARANTIE 2 ans 1,900.00 € Lire la suite